La chasse: Pourquoi chasser ?




Méditations sur la chasse
Méditations sur la chasse

Pourquoi donc l’Homme du XXIe siècle pratique-t-il encore la chasse qui n’est plus nécessaire à sa survie Le philosophe espagnol, José Ortega y Gasset, répond à cette question dans Méditations sur la chasse, un texte riche exprimant une pensée claire et magistrale.

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Pourquoi la chasse ?


Populaire depuis 3 millions d'années.


Au Québec, la chasse a une histoire qui peut essentiellement se résumer à « une pratique en trois temps ». De la chasse de subsistance où le gibier était une source de nourriture indispensable, il s'est développé une chasse commerciale qui devenait une menace à la conservation des animaux sauvages. C'est pourquoi, au cours du XXe siècle, on a pris conscience de la nécessité de contrôler les prélèvements et d'assurer la conservation des ressources fauniques. La chasse est donc devenue en quelque sorte un sport et, surtout, un outil de gestion pour maintenir un équilibre entre la faune et son milieu de vie.

La chasse est un sport et un défi que l'on se pose à soi-même ; elle est pour certains une activité bénéfique sur les plans physique et psychologique.



La chasse : une tradition


Le coureur des bois

Si le coureur des bois canadien fascine toujours notre imagination, ce n'est pas tellement par l'abondance de ses captures de gibier, mais surtout par la liberté dont il jouissait comparativement à ses concitoyens et par l'autonomie à peu près complète qu'il possédait grâce à un ensemble de techniques et de connaissances acquises au contact de la nature. Ce besoin de grands espaces, de voyages et de « territoires nouveaux » a, depuis les origines du pays, poussé nos ancêtres à parcourir le territoire nord-américain. Ils ne se laissaient pas arrêter par les difficultés et les rigueurs du climat. Ils ont su adapter leurs techniques et leur mode de vie à cet environnement plein de ressources et de richesses. Parmi les activités essentielles de ces aventuriers de la nature, la chasse occupait une place de choix.

Le chasseur moderne

La plupart des chasseurs revivent ces émotions profondes et ce sentiment d'appartenance au milieu naturel lorsqu'ils se retrouvent dans la nature, loin du rythme exigeant de la vie moderne. Pour le chasseur moderne, la capture du gibier est maintenant devenue un objectif secondaire. Même s'il éprouve une grande satisfaction à rapporter des prises, il ne le fait plus pour assurer sa subsistance. Il comprend que, maintenant, il s'associe aux prédateurs de la nature pour assurer l'équilibre entre les POPULATIONS FAUNIQUES et leur HABITAT : ce que l'animal prédateur fait d'instinct, le chasseur sportif le pratique par un prélèvement contrôlé. C'est grâce à ses connaissances et aux diverses mesures appliquées aux populations fauniques que les gestionnaires établissent le nombre d'animaux de chaque espèce pouvant être prélevés de façon durable à chaque année. Une journée à la chasse constitue une expérience toujours renouvelée, remplie de découvertes et d'inattendu. Au retour, si la GIBECIÈRE est garnie, c'est un bienfait de plus dont la nature gratifie le chasseur. Le chasseur sportif prend la juste part de ce que la nature peut offrir.

L'appui des chasseurs sportifs à la protection des ressources fauniques a contribué à maintenir certaines espèces et à rebâtir leurs populations ; c'est le cas, par exemple, de l'oie des neiges qui a pu ainsi être sauvée de l'extinction. Grâce, entre autres, à l'appui des chasseurs sportifs, tous les citoyens peuvent profiter davantage de la faune et du milieu naturel qui sont protégés contre une exploitation abusive et la détérioration des habitats fauniques découlant de notre mode de vie. Il ne devrait jamais en être autrement puisque la faune est, chez nous, un bien qui appartient à tous les citoyens ; chaque génération en est la gardienne temporaire, non la propriétaire, et doit exercer une gestion judicieuse de cette richesse collective exceptionnelle.