
Saviez-vous que ?
Certaines personnes se demandent si la chasse ne risque pas de mettre en danger la survie d'une espèce. Cette crainte n'est pas fondée car le chasseur qui récolte des animaux, avant que leur habitat ne devienne critique à l'approche de l'hiver, accroît les chances de survie des populations restantes en les faisant profiter de nourriture et d'abris plus abondants. Par exemple, plus de 70 % de certaines populations de gélinottes huppées meurent en hiver, qu'elles soient chassées ou non.
La capacité de support de l'habitat
En absence de chasse, une population animale tend à augmenter jusqu'à ce que l'habitat atteigne sa capacité de support ou même la surpasse. En pareille situation, ce sont les facteurs de régulation naturels (involontaires à l'Homme) qui ont pour effet de maintenir un certain équilibre entre une population animale et son habitat. Ainsi, lorsque le nombre d'animaux tend à dépasser la capacité de l'habitat, la nourriture disponible se fait plus rare, la compétition entre les animaux augmente et les animaux les plus faibles émigrent, s'affaiblissent ou meurent davantage de la prédation, des maladies ou même de la famine.
En présence de chasse, une population animale ne dépasse que très rarement la capacité de support de son habitat. Ainsi gérée, la chasse a pour effet de limiter l'importance des pertes d'animaux attribuable aux facteurs de régulation naturels. C'est pourquoi la chasse n'est pas un facteur de régulation naturel mais bien un outil de gestion de la faune. Elle favorise le maintien d'un équilibre entre les populations animales et leurs habitats, en plus de favoriser la pratique de la chasse qui entraîne des retombées sociales et économiques importantes pour la prospérité des régions.